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Coups de coeur

Tout est à moi, dit la poussière

Arthur Bernard
Éditions Champ Vallon
234 pages
17.00 €

De quoi ou de qui Arthur Bernard est-il le nom ? De Gaby, double romanesque de l’auteur, qui croisa Samuel Beckett au métro Glacière, de l’Art-roman définitivement qui trouve déjà un accomplissement dans "le désespoir du peintre", ou plus simplement celui de l’inépuisable plaisir de lecture qu’il nous offre à chaque publication de ses ouvrages, à commencer par le premier d’entre eux récemment réédité chez Cent pages, "les parapets de l’Europe". Pour son nouveau livre, c’est ce nom et ce prénom qui marquent le départ d’une aventure où récit et fiction vont tisser la trame romanesque. Car Arthur Bernard, explorant "la machine qui tout sait" se trouve un homonyme "presque parfait" en un ancien bagnard, un presque assassin sauvé de la Veuve et "transporté" sur l’ ile de Nou , Nouvelle Calédonie, pour y purger sa peine à vie. Mais la vie de cet Arthur Ferdinand Bernard ( AFB), petit vaurien né à Paris dans les décombres de la Commune, les versaillais lui feront payer, semble disparaître des archives de la justice et s’évanouir dans le lointain Pacifique. Qu’est devenu le matricule 18640 ? C’est là que son homonyme écrivain du 21ème siècle "va avancer sans biscuits, pas de poire pour (sa) soif, ni boussole"..."pour savoir désormais rien de plus que ce (qu’il) va inventer". Du bagnard, il va se souvenir qu’il fût apprenti relieur et que la lecture est une fenêtre vers la liberté. On y trouvera l’Odyssée, des cerfs-volants, la Rimbe (Arthur oblige) , et un autre poète inconnu auquel le titre du livre est emprunté. Nous n’en dirons pas plus pour préserver votre futur bonheur de lecture.

le 16 septembre 2016


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