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Coups de coeur

Mes parents sont marteaux
Philippe Besnier
On n’a rien vu venir
Illustratrion Aurore Petit, Collectif de 7 auteurs
C’est l’histoire d’un éléphant ...
Agnès De Lestrade
Momo
Michaël Ende
L’alphabet des oiseaux
Nathalie Azémar (illustrations) Éric Holder (textes)
Cherche figurants
Michaël Escoffier
L’écureuil et la première neige
Sebastian Meschenmoser
Les trois châteaux
Michel Butor et Titi Parant
Dans la petite maison verte
Malher Marie (illust) Painset Marie-France (texte)
Petit escargot
Lucile Placin
Tous les coups de coeur - Jeunesse
On n’a rien vu venir

Illustratrion Aurore Petit, Collectif de 7 auteurs
’ALICE
Préface de Stéphane Hessel 111 pages
12,00 €

Un certain lundi 4 juin, les habitants du pays ont cru voter pour le "Parti de la liberté" mais dès le soir des élections, après la victoire, apparaissent sur les murs de la ville des affiches rouges et brunes portant ces mots : "le pays enfin libéré de sa vermine"...

L’histoire est vue à hauteur d’enfant, ancrée dans la vie de tous les jours (les vacances, l’école, les loisirs, les copains...).

Ce roman d’anticipation est composé de sept chapitres, correspondant à sept cas de familles différents, et d’un épilogue. En tête de chaque chapitre, la narration est soutenue par des illustrations aux lignes pures et contrastées, point de départ à l’imaginaire du jeune lecteur.

Ce qui peut toucher un enfant de 10 ans c’est avant tout la cohérence et les détails de l’intrigue. Les nouvelles lois édictées par le "Parti de la liberté" sont draconiennes et visent à faire disparaître tous ceux qui ne sont pas dans la norme : "les vieux, les homos, les gros, les roux, les bigleux, les chevelus, les artistes, les écolos..." Après le premier réflexe d’incompréhension, la peur et une angoisse de culpabilité permanente s’installent. L’injustice et la crainte de devenir fous vont pousser certains, enfants et adultes, à réagir.

L’épilogue fait place à l’espoir. Malgré l’incertitude des lendemains, certains vont tout tenter de défendre le droit à la différence car "la différence, c’est justement ce qui est beau". Ils apprennent à détourner les interdits, des actions se préparent, les enfants ne sont pas les derniers à imaginer la résistance. "Il n’est jamais trop tôt pour s’engager", dit Stéphane Hessel aux jeunes lecteurs dans la préface.

Prescription personnelle : usez et abusez de ce texte !

Catherine

 

le 10 avril 2012


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