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Des vies d’oiseaux
Véronique Ovaldé C’est un conte rythmé en chapitres puis sous-chapitres aux titres imagés : "la reine en son palais", "mon coeur en sautoir", "la grande souveraine du renoncement". Comme dans les contes, certains passages peuvent être cruels mais la magie opère. Deux femmes aux noms évocateurs : Vida (la vie) et Paloma (colombe) sa fille vivent dans une riche villa d’un pays imaginaire dont Véronique Ovaldé a le secret (Amérique du sud, centrale ?). Deux hommes : Taîbo le lieutenant mélancolique du poste de police vit dans un mobil home. Enfin, Adolfo, le jardinier de la villa est le petit ami de Paloma. Deux mondes s’opposent : celui de Villanueva et sa Colline Dollars avec vue sur la mer, et celui d’Irigoy, village misérable appelé autrefois la ville des chiens. Mais la colline est instable, des fissures apparaissent dans ces somptueuses villas. Elles ne sont plus aussi sures qu’avant. Des squatteurs rôdent. Vida cherche sa fille Paloma qui a rompu les liens avec ses parents depuis plus d’un an, le jardinier disparaît, le lieutenant enquête à sa manière. En fait, ils sont tous les quatre, sans le savoir encore, en marche vers leur liberté. La tonalité Ovaldé est tout à fait originale. On pense à son dernier roman Ce que je sais de Vera Candida. L’écriture est riche, saturée d’images puissantes : "Elle a ouvert la fenêtre pour faire entrer le jeune dragon et il n’y avait que la nuit irigoyenne, si étoilée qu’elle en paraissait laiteuse, un liquide noir s’écoulant de ses blessures". Des choses simples nous bouleversent. Le lecteur se laisse transporter dans ces mondes imaginaires. Imaginaires ?... Catherine
le 20 août 2011
82 Bld Aristide Briand 17200 Royan
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